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Nouvelle-Calédonie – Série ES – Novembre 2002 – Exercice |
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Une personne place, le 1er janvier 2001, sur un compte rémunéré à intérêts composés au taux annuel de 4%, une somme de a euros. De plus chaque 1er janvier des années suivantes, c’est à dire au 1er janvier 2002, au 1er janvier 2003, etc., elle place sur ce compte la somme de 1000 euros. On pose . Plus généralement, pour tout entier naturel n, on appelle la somme disponible sur le compte, le 1er janvier de l’année . 1. a) Justifier que, pour tout entier naturel n, on a : . b) Montrer que cette suite n’est ni arithmétique ni géométrique.
2. Utilisation d’une suite auxiliaire géométrique On pose . a) Vérifier que la suite est géométrique, de raison 1,04. Préciser son premier terme en fonction de a. b) Exprimer en fonction de a et n. c) En déduire que, pour tout entier naturel n :
3. Optimisation du placement sur une durée de quatre ans Calculer à 0,01 euro près le placement initial minimal a permettant de disposer sur ce compte, le 1er janvier 2005, d’une somme d’au moins 15000 euros. |
On a affaire ici à une exercice classique sur les suites arithmético-géométriques ne présentant pas de difficulté particulière. L’utilisation d’une suite auxiliaire géométrique permet de fournir explicitement le terme général de la suite initiale.
Pour n entier naturel, est la somme disponible sur le compte le 1er janvier de l’année . Cette somme est rémunérée au taux annuel de 4%. Elle va donc générer des intérêts d’un montant de : .
En outre, au 1er janvier de l’année suivante , la personne verse sur le compte une somme de 1000 euros.
Le capital au 1er janvier de l’année va donc s’élever à : , c’est à dire : .
On a bien :
Pour tout entier naturel n, on a la relation de récurrence : .
Pour , on a : .
Il vient donc, en utilisant la relation précédente :
On a donc :
A étant un nombre strictement positif, on a : , c’est à dire : .
Ces deux différences n’étant pas égales, on peut conclure que la suite n’est pas arithmétique.
On a, par ailleurs : . Donc : .
On a également : .
Comme , on a : , d’où : .
Ces deux rapports n’étant pas égaux, on en déduit que la suite n’est pas géométrique.
Pour tout entier naturel n, on a : .
On peut donc écrire, pour tout entier naturel n :
Ce résultat traduit le fait que la suite est une suite géométrique de raison 1,04.
La suite est une suite géométrique de raison 1,04.
Pour , on a : .
Le premier terme de la suite est .
D’après la question précédente, on a, pour tout entier naturel n : .
Pour tout entier naturel n : .
A partir de l’expression de obtenue à la question précédente et de l’égalité , il vient :
Finalement :
Pour tout entier naturel n : .
Comme , on a ici : .
D’après l’énoncé, on souhaite que la somme soit au moins égale à 15000 euros.
On va donc résoudre l’inéquation : , c’est à dire :
Cette égalité est équivalente à : , soit : .
Finalement : .
La valeur arrondie à 0,01 euro près par excès de est 9192,17.
Conclusion :
La valeur minimale du capital initial a à 0,01 euro près pour que l’on puisse disposer sur ce compte d’au moins 15000 euros au 1er janvier 2005 est 9192,17 euros.