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Soit la fonction définie par pour tout . 1. Montrer que f est une bijection. 2. Soit la bijection réciproque de f. a. Montrer que la fonction g est dérivable. b. Calculer et . |
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(Université Paris 7 – Denis DIDEROT / 1999-2000 / Examen septembre 2000) |
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Les questions font essentiellement appel à des résultats classiques d’analyse relatifs aux fonctions réelles de la variable réelle. Pour ce qui est de la dernière question, on se garde de chercher à exprimer explicitement …
La fonction f est une fonction polynôme. A ce titre, elle est définie, continue et dérivable sur son ensemble de définition .
Sa dérivée se détermine aisément. On a : .
Or : . Donc : .
On en tire que la fonction f est strictement croissante sur . Comme, de surcroît, elle y est continue, on en déduit (voir cours sur les fonctions réelles de la variable réelle) que c’est une bijection de dans .
Enfin, on a et .
On a donc : .
En conclusion :
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f est une bijection de dans |
Cette question est en fait une question de cours.
Puisque l’on a , la réciproque g de f est dérivable sur et l’on a :
Nous redémontrons ce résultat :
Soit un réel quelconque donné. Considérons le rapport : dont on cherche s’il admet une limite finie lorsque l’on fait tendre x vers , x étant différent de .
Puisque g est bijective, il existe et y réels distincts tels que : et .
On a alors : .
Ces écritures sont licites puisque l’on a, f étant bijective : .
Comme et g continue, on a : .
Il vient alors :
La fonction f étant supposée dérivable sur et de dérivée non nulle (c’est le cas de la fonction f considérée dans cet exercice), on a :
Le résultat est démontré.
Déterminons maintenant .
On a : . Cette équation admet la solution évidente : .
C’est la seule puisque f est bijective sur .
D’où :
Pour le calcul de , nous utilisons le résultat : .
Pour , on a : .
D’où : .