Calculer :

 

 

 

 

 

Analyse

 

La présence du monôme  au dénominateur nous conduit à travailler sur l’un des deux intervalles  et  dont la réunion est égale à l’ensemble de définition de la fonction . Elle y est continue et donc intégrable.

 

Plusieurs approches sont possibles pour effectuer le calcul. Elles visent à harmoniser la fonction sous le signe somme ou à diminuer la puissance du monôme au dénominateur.

 

 

Résolution

 

1ère méthode : intégration par parties

 

Cette méthode vise à éliminer la fonction arctan du numérateur.

 

On va effectuer une intégration par parties en posant : , qui fournit , et  dont une primitive est .

 

On a alors :

 

 

On est ainsi ramené au calcul des primitives de la fraction rationnelle .

On commence, classiquement, par en effectuer la décomposition en éléments simples sur . Elle est de la forme :

 

 

On peut simplifier cette expression en notant que F est une fonction paire puisqu’elle ne comporte que des monômes de degré pair.

 

On a donc, en notant  l’ensemble de définition de F :

 

 

D’où :

 

Considérons .

On a, d’une part :  et donc .

Mais on a également :  et donc .

 

D’où :

 

De façon analogue, on obtient : .

 

Finalement : .

 

On peut alors procéder au calcul des primitives de F :

 

 

où C est une constante réelle quelconque.

 

 

On a finalement :

 

 

 

2ème méthode

 

Cette deuxième méthode vise à se « débarrasser » du dénominateur de la fraction. Pour cela, nous allons effectuer le changement de variable  qui donne .

Il vient alors :

 

 

Cette nouvelle forme peut sembler plus complexe que la première mais il convient de la simplifier en utilisant :  (  si  et  si  ).

 

On a alors :

 

 

Le premier calcul est « classique ». Nous le rappelons néanmoins.

 

On effectue une intégration par parties avec  qui donne  et  dont une primitive est  (nous avons considéré, pour une fois ( !), une constante d’intégration non nulle au regard de la forme de  ).

 

On a alors :

 

 

Donc :

 

 

K est une constante réelle quelconque.

 

Puis, en rétablissant la variable  :

 

 

C est une constante réelle quelconque (lorsque K décrit ,  décrit également  ).

 

On a retrouvé le résultat obtenu avec la première méthode.

 

 

Résultat final

 

 

 

C est une constante réelle quelconque