Une urne contient des boules rouges et vertes indiscernables au toucher. On choisit 3 boules au hasard sans remise.

 

1.    Dans un premier temps, on suppose que l’urne contient 5 boules rouges et 4 boules vertes. Quelle est la probabilité d’obtenir au moins une boule verte ?

 

2.    Dans un deuxième temps, on suppose que l’urne contient n boules rouges et p boules vertes (  et  ).

 

a.  Quelle est la probabilité d’obtenir au moins une boule verte ?

On note  cette probabilité.

 

b.  On suppose p fixé. Peut-on conjecturer la valeur de  ?

Valider la conjecture à l’aide d’un calcul.

 

 

 

 

Analyse

 

Un exercice où l’on met en œuvre les coefficients binomiaux (et un calcul de limite simple) sans pour autant parler de loi binomiale !

 

 

 

Résolution

 

Question 1.

 

Commençons par déterminer le nombre N de tirages possibles.

Il s’agit ici du nombre de façons de choisir 3 boules parmi un total de . Il vient donc immédiatement : .

 

Notons A l’événement « Obtenir au moins une boule verte » et  la probabilité correspondante.

L’événement contraire, , correspond à « Ne pas obtenir de boule verte ». Le nombre d’issues réalisant  est égal aux nombre de choix de trois boules rouges parmi les 5 disponibles soit : .

 

On a donc : .

 

La probabilité d’obtenir au moins une boule verte est égale à .

 

 

Question 2.a.

 

On raisonne comme précédemment mais on a cette fois :

 

·        Le nombre N de tirages possibles (choix de 3 boules parmi un total de  ) :

 

·        Le nombre de possibilités de choisir 3 boules parmi les n boules rouges :

 

·        La probabilité de l’événement « Obtenir au moins une boule verte » :

 

 

La probabilité d’obtenir au moins une boule verte est égale à :

 

 

 

Question 2.b.

 

Supposons donc le nombre de boules vertes fixé (il y en a p) et imaginons que l’on augmente le nombre de boules rouges (il y en a n). Dans la mesure où on continue de tirer 3 boules, on va obtenir de moins en moins souvent une boule verte et on peut conjecturer :

 

 

 

A partir du résultat obtenu à la question précédente, on peut poser :

 

 

f est la fonction définie sur  par : .

La fonction f étant une fonction rationnelle, rapport de deux fonction polynôme de degré 3, on a immédiatement :

 

 

D’où :  et, finalement :

 

 

On a bien :