Résoudre l’équation différentielle :
(E)
Il s’agit d’une équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre non nul.
Nous recherchons à priori des solutions définies sur .
Elle s’écrit : (E’)
Les variables peuvent être séparées mais il nous faut .
A partir de maintenant, nous supposons donc que nous travaillons sur l’un des
trois intervalles suivants :
,
ou
.
Dans ces conditions, (E’) se récrit :
L’intégration est immédiate et on obtient :
la constante d’intégration C (et donc la constante k) étant quelconque.
On en déduit finalement :
où K est une constante réelle quelconque.
Pour déterminer une solution particulière de (E), nous allons appliquer la méthode de
variation de la constante au résultat précédemment obtenu.
On cherche donc sous la forme :
où K est cette fois une fonction
inconnue à déterminer.
Nous continuons, par ailleurs, de travailler sur l’un des trois intervalles mentionnés plus haut.
Dans ces conditions, on a :
est donc solution de (E) si, et seulement
si :
La dernière équivalence est légitime puisque nous avons fait
l’hypothèse .
Pour déterminer K, nous décomposons d’abord la fraction en éléments simples. Le calcul est aisé et on
a :
On doit donc finalement déterminer une primitive de :
On a :
Nous n’avons pas fait apparaître la constante d’intégration puisqu’une seule primitive nous intéresse.
La solution particulière de (E) s’écrit finalement :
De ce qui précède, on tire que la solution générale de (E)
sur l’un des trois intervalles ,
ou
s’écrit :
On commence par considérer la fonction f définie sur comme suit :
Les deux constantes et
sont quelconques.
Nous allons étudier les limites éventuelles de cette
fonction à gauche et à droite de 1.
On a :
Note : la deuxième limite est nulle car on a :
De la même façon, on obtient :
On a : et cette valeur ne dépend pas des constantes
et
.
La fonction f peut donc être prolongée par continuité
en 1
en posant :
Etudions maintenant la dérivabilité de f en 1.
Sur ,
on a :
On a : mais
D’où :
La fonction n’admettant pas de limite finie lorsque l’on
fait tendre x vers
1
par valeur inférieure, on en déduit que la fonction f prolongée en
1
n’est pas dérivable en
1.
Il n’est donc pas possible de définir de solution de (E) sur
l’intervalle .
Nous procédons comme précédemment en considérant la fonction g définie comme suit :
Nous allons cette fois étudier le comportement de g au voisinage de 0.
A gauche de 0, nous récrivons g comme suit :
Au voisinage de 0, on a et donc :
.
Donc, le seul terme qui peut tendre vers l’infini lorsque x tend vers 0
est :
.
Mais ce terme peut être éliminé si nous choisissons : .
Dans ce cas, il vient : .
De façon analogue, en choisissant ,
on obtient :
.
Avec ,
on a donc :
et on peut prolonger par continuité la
fonction g en 0 en posant
.
Qu’en est-il, dans ces conditions, de la dérivabilité de g en 0 ?
Les valeurs de et
étant fixée et égales, on peut donner
l’expression de
valable à gauche et à droite de 0 :
Pour calculer la limite éventuelle de cette expression en 0,
nous effectuons un développement limité de à l’ordre 2 (comme nous allons diviser par
,
il n’est pas nécessaire d’aller plus loin) :
Donc c’est à dire :
La fonction g est donc dérivable en 0 et sa dérivée est nulle.
De ce qui précède, on déduit que la fonction g
définie ci-dessous est solution de l’équation différentielle (E) sur
l’intervalle :
Les
solutions de l’équation différentielle sont :
les fonctions définies par :
sur
l’un des trois intervalles suivants : ,
ou
et
la fonction g définie sur par :