Résoudre l’équation différentielle :
(E)
Nous avons affaire à une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants et second membre non nul.
Le second membre étant une fonction définie sur l’ensemble ,
on va chercher des fonctions solutions de (E) sur un intervalle
,
k étant un entier relatif quelconque.
La résolution de l’équation sans second membre est classique et on fait appel à la méthode de Lagrange (variation des constantes) pour trouver une solution particulière de (E).
L’équation sans second membre (E’) s’écrit :
(E’)
L’équation caractéristique associée à (E’) s’écrit : et admet les deux racines complexes i
et
.
On en déduit alors (voir le cours) que la solution générale de (E’)
s’écrit :
où et
sont deux constantes réelles quelconques.
C’est là que se situe l’essentiel du travail de l’exercice puisque nous allons appliquer, en l’absence de toute solution particulière « évidente », la méthode de Lagrange.
Nous recherchons donc une solution particulière sous la forme :
et
sont ici deux fonctions inconnues à
déterminer.
La dérivée première de s’écrit :
.
Classiquement, on impose alors une première condition sur
les dérivées et
:
(1)
La dérivée de se récrit alors :
.
On en tire la dérivée seconde de :
est alors solution de l’équation
différentielle (E) si, et seulement si, pour tout x dans l’intervalle
on a :
Les relations (1) et (2) constituent un système d’équations
linéaires d’inconnues et
:
Le déterminant est simple : .
On en tire alors les expressions de et
:
Une seule primitive nous suffit dans chaque cas.
On a immédiatement : .
Pour le calcul de ,
on peut effectuer le changement de variable
,
la forme différentielle
ne changeant pas de signe lorsque l’on
remplace x par
x.
On a alors :
et :
On est ainsi ramené au calcul des primitives d’une fraction rationnelle. On commence par effectuer la division du numérateur par le dénominateur puis on décompose en éléments simples :
En revenant à la variable initiale et en ne retenant qu’une primitive, il vient :
On en déduit alors :
En utilisant alors les égalités classiques : ,
on peut transformer l’argument du logarithme comme suit :
Finalement :
La solution générale de l’équation (E) s’écrit donc :
où et
sont deux constantes réelles quelconques.
Note : pour tout x appartenant à un intervalle ,
on a
.
La tangente est définie et ne s’annule pas : le logarithme est bien
défini.
La solution générale de l’équation (E) s’écrit finalement :
où
et
sont deux constantes réelles quelconques.
Ces
solutions sont définies sur tout intervalle de la forme :
k étant un entier relatif quelconque.