Soit un groupe et H un sous-groupe de G d’indice 2.
Montrer que H est distingué.
On peut démontrer le résultat de diverses façons.
Il est cependant important de traduire le fait que .
Si on considère l’ensemble quotient , l’hypothèse signifie que comporte deux éléments :
Dans ce qui suit, on utilise bien sûr le fait que tout élément de G appartient à l’une ou l’autre de ces deux classes d’équivalence.
Pour montrer que H est invariant, on va classiquement considérer pour tout x appartenant à H et tout a appartenant à G.
On a alors (car H est un sous-groupe de G) et .
D’où, finalement : .
On a donc et il existe un élément y de H tel que : .
Il vient alors :
Peut-on avoir ?
On a :
Mais x, y et z étant des éléments de H, on a : .
Ceci est absurde puisque .
Il vient donc : , soit : .
On considère l’application définie par :
est un groupe multiplicatif et nous allons montrer que est un homomorphisme de groupe.
On considère deux éléments quelconques, x et y, de G et on va calculer en fonction de et . On doit distinguer quatre cas suivant que x et y appartiennent ou non à H :
On a alors, par définition de : .
Par ailleurs, on a : et
On a bien :
On a, par définition de : et
Par ailleurs : .
et entraîne que ces deux éléments appartiennent à la même classe d’équivalence. On a donc : , soit . D’où .
On a encore :
On a, par définition de : , et .
Peut-on avoir ?
On a :
La dernière implication résultant du fait que .
Puisque l’on aboutit à une contradiction, on a nécessairement .
D’où : et on a bien : .
Il est équivalent au cas précédent et se traite de la même façon.
Finalement : . est donc un homomorphisme de groupe.
Son noyau, dont on sait que c’est un sous-groupe distingué de G, est : .
En conclusion : H est distingué.
C’est très probablement la plus « efficace » : on considère les deux relations d’équivalence :
On a alors : H distingué.
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Tout sous-groupe d’indice 2 est distingué. |
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