Soit G un groupe dont la loi est notée multiplicativement.
Soit et
deus sous-groupes de G.
Démontrer que est un sous-groupe de G si, et
seulement si,
.
On établit les deux implications. On doit prendre garde de
ne pas interpréter trop hâtivement l’égalité .
Supposons, dans un premier temps, que soit un sous-groupe de G. Nous
souhaitons établir l’égalité :
.
Considérons un élément x de .
étant un sous-groupe de G, x
admet un inverse
dans
.
On a alors, par définition de
:
avec
et
.
On en tire : .
étant un sous-groupe de G,
.
De façon analogue,
étant un sous-groupe de G,
.
Finalement :
,
c'est-à-dire :
.
On a ainsi démontré que tout élément x de était un élément de
.
Soit :
Considérons maintenant un élément x de .
On a :
et donc :
.
On en déduit :
.
Or, nous venons d’établir l’inclusion :
.
On peut donc écrire :
.
Il vient alors : .
étant un sous-groupe de G,
.
De façon analogue,
étant un sous-groupe de G,
.
Finalement :
,
c'est-à-dire :
.
On a ainsi démontré que tout élément x de était un élément de
.
Soit :
Des deux inclusions établies ci-dessus on tire l’égalité cherchée :
Supposons maintenant que l’on ait l’égalité : .
Nous souhaitons démontrer que
est un sous-groupe de G.
L’ensemble est non vide. En effet,
et
étant deux sous-groupes de G, ils
contiennent son élément neutre e. Ainsi,
contient
.
Soit maintenant x et y deux éléments de .
On peut écrire :
et
.
Il vient alors :
est un élément de
.
Or on a l’égalité
.
On peut donc écrire :
.
On en tire alors (on a volontairement insisté sur l’importance de
l’associativité de la loi …) :
est également un élément de
.
On peut donc écrire :
.
Alors :
et
sont des éléments de
et
respectivement. On en déduit :
.
De ce qui précède, on tire :
La deuxième implication est ainsi établie.