Soit E un ensemble et * une loi de composition interne définie sur E.

On suppose que * est associative.

Par ailleurs, on suppose qu’il existe un élément a de E tel que l’application :

 

 

 

soit surjective.

 

Montrer que la loi * admet un élément neutre et que l’élément a de E admet un symétrique.

 

 

 

 

Analyse

 

Nous ne disposons pas, à priori, de grand-chose … Un élément de E est « privilégié » (l’élément a bien sûr) et le fait de disposer d’une application surjective de E dans E permet de considérer son antécédent …

 

 

Résolution

 

Puisque l’application  est surjective (nous la notons désormais  ), l’élément a de E admet un antécédent. Notons-le . On a donc : . La loi * étant associative, on peut écrire :

 

 

Cette égalité nous suggère (ce n’est qu’une suggestion …) que  pourrait être neutre à droite et  neutre à gauche. Voyons de quoi il en retourne.

 

Soit y un élément quelconque de E et soit x son antécédent par  : .

 

On a :

 

 

 

L’élément  est bien neutre à droite.

 

On a également :

 

 

 

L’élément  est bien neutre à gauche.

 

On en déduit alors que les éléments  et  sont tous deux égaux et neutres pour *. Nous notons désormais cet élément e :

 

 

 

Cette double égalité équivaut à écrire que l’élément a de E admet l’élément  comme symétrique :