On considère la loi définie sur
par :
1. On pose où
.
Montrer que est un groupe abélien.
2. On considère .
Montrer que est un sous-groupe de
.
3. On considère
l’application : .
Montrer qu’il s’agit d’un morphisme injectif du groupe
dans le groupe
.
Déterminer son image.
Les deux premières questions conduisent à munir un
sous-ensemble de (en l’occurrence l’ensemble H,
correspondant, géométriquement, à une hyperbole) d’une structure de groupe. On
peut ainsi parler du « groupe de l’hyperbole ». La troisième question
aborde le paramétrage classique de l’hyperbole à l’aide des fonctions
fondamentales de la trigonométrie hyperbolique.
La loi est clairement une loi de composition interne.
Considérons alors trois éléments ,
et
quelconques de
.
On a :
Et :
On constate (avec méthode !) que les deux couples obtenus sont égaux.
La loi est associative sur
et donc, à fortiori, sur G.
On a également pour tous couples et
de
:
La loi est donc commutative sur
et donc, à fortiori, sur G.
On a aussi, pour tout couple de
:
On en conclut que est neutre à droite puis, la loi
étant commutative, qu’il s’agit de l’élément
neutre.
La définition de la loi peut conduire assez
« naturellement » à valider que
est son élément neutre. A défaut, on peut
chercher un couple
tel que :
On aboutit à : .
Soit : .
La seule solution est le couple .
Etudions pour finir l’inversibilité de l’élément de
.
La loi étant commutative, il suffit de chercher un
couple
tel que :
On a :
Le déterminant associé s’écrit : .
S’il est nul, c'est-à-dire si ou
,
le système n’admet pas de solution … Les couples correspondants sont les
couples de A.
Ainsi, admet un inverse si, et seulement si,
.
L’inverse s’obtient alors en résolvant le système
ci-dessus et il vient :
En résumé :
On considère .
On a immédiatement : qui, de fait, n’est pas vide …
D’après la question précédente, l’inverse d’un élément de H s’écrit :
.
Pour tous couples et
de
,
on a alors :
On calcule alors :
On a donc : .
Finalement :
En définitive :
Considérons l’application :
Comme : ,
l’application est bien à valeur dans H.
Dans un premier temps, montrons que est un morphisme de
dans
.
On a :
En tenant compte de :
il vient :
En définitive :
Déterminons maintenant .
On a :
Le noyau de ne contenant que l’élément neutre de
,
on en conclut :
Soit maintenant un élément de H. On cherche t
dans
tel que
.
On a :
Comme la fonction sinus hyperbolique est bijective de dans
,
l’équation
admet une unique solution que nous notons
.
Comme, et
on a alors :
On en déduit que le système est vérifié si, et seulement si,
,
c'est-à-dire
.
Comme, de surcroît, pour tout t réel :
,
on en déduit que l’image de
,
,
est la partie de H correspondant à
:
Géométriquement, il s’agit de la branche de l’hyperbole
d’équation correspondant aux abscisses positives (plus
précisément supérieures à 1).