Soit une suite réelle convergente de limite l.
1. Montrer que ;
2. En déduire .
L’essentiel du travail se situe au niveau de la première question.
On utilise la définition de la convergence d’une suite réelle en cherchant à majorer où est la suite définie par : .
La deuxième limite découle immédiatement du premier résultat.
On pose donc : et on considère : .
Soit alors un réel quelconque strictement positif.
On a d’abord :
Comme la suite est convergente de limite l, il existe un entier naturel N tel que :
Pour , on peut alors « couper » la somme en deux comme suit :
Chacun des deux termes peut être facilement majoré :
On a : .
Il vient donc :
D’où :
Ces inégalités sont valables pour tout entier naturel n strictement supérieur à N.
A et N étant fixés (dès lors que l’est), le terme peut-être rendu aussi petit que souhaité puisque l’on a : . En particulier :
En posant alors , il vient :
En d’autres termes :
C’est à dire :
On va naturellement ici utiliser le résultat de la question précédente.
Pour cela, on récrit le terme général de la suite comme suit :
On a : et donc : .
Comme, d’après la première question, , on peut écrire :
Finalement :
|
|
|
Pour toute suite réelle convergente de limite l, on a : et |
|
|