Soit n un entier naturel non nul.

On considère l’équation  où a est un réel strictement positif :

 

1.    Démontrer que  admet une solution unique  sur  ;

2.    Montrer que la suite  est strictement décroissante. Quelle est la nature de la suite  ?

3.    En étudiant  déterminer .

 

 

 

 

Analyse

 

Les deux premières questions reviennent à étudier les zéros sur  de fonctions polynômes. La suite de ces zéros converge vers une valeur que l’on calcule à la troisième question.

 

 

Résolution

 

Question 1.

 

Pour , on définit la fonction  de  dans  comme suit :

 

En tant que fonction polynôme,  est dérivable sur  et admet comme dérivée :

 

On a : . Donc : .

On en déduit que la fonction  est strictement croissante sur .

 

Par ailleurs,  est continue sur  en tant que fonction polynôme.

 

Enfin, on a :  et .

 

On déduit de ce qui précède que  est bijective de  dans .

 

D’après le théorème des valeurs intermédiaires, on en déduit que pour tout n entier naturel non nul, la fonction  s’annule en une seule valeur  de .

 

Pour tout n entier naturel non nul, la fonction  s’annule en une seule valeur  de .

 

 

Question 2.

 

Pour tout n entier naturel non nul, on a :

 

Puisque pour tout n entier naturel non nul,  est strictement positif, on en déduit qu’il en va de même pour . Donc : .

Comme , on a donc : .

Mais la fonction  est strictement croissante sur  et on en déduit finalement :

 

Finalement :

 

La suite  est donc strictement décroissante.

 

La suite  est une suite de termes positifs, elle est donc minorée par 0. Par ailleurs, nous venons de démontrer qu’elle était strictement décroissante. On en déduit qu’elle converge.

 

La suite  est convergente.

 

 

Question 3.

 

On a : .

D’où, en multipliant par  qui est non nul : .

Soit :

Finalement :

           (E)

 

Par ailleurs, pour tout entier naturel n non nul, on a : .

On a donc, pour toute valeur du réel a strictement positif :  pour .

On a alors :  et donc : .

Finalement :

 

Il vient alors : .

 

Or, d’après l’égalité (E) obtenue précédemment, on a : .

On en tire,  étant non nul : .