On considère la suite  définie par :

 

 

1.    Donner les valeurs exactes et des valeurs approchées de ,  et  et .

2.    Montrer que la suite  est minorée par 0.

3.    Montrer que la suite  est majorée par 6.

4.    Montrer que la suite  est strictement croissante.

5.    Montrer que la suite  converge et déterminer sa limite.

6.    Montrer que, pour tout n entier naturel, on a :

 

7.    Déduire de la question précédente que, pour tout entier naturel n, on a :

 

8.    Déterminer un entier naturel N telle que pour tout n supérieur ou égal à N, on ait : .

 

 

 

 

Analyse

 

Une récurrence classique du type  où les premières questions (jusqu’à la 5, comprise) visent à permettre l’utilisation d’un théorème de convergence du cours et à déterminer la limite de la suite considérée. Dans un deuxième temps (questions 6, 7 et 8), on obtient une majoration de la différence (en valeur absolue) entre un terme quelconque et la limite. La dernière question, application numérique, permet de se faire une meilleure idée de la rapidité de la convergence.

 

 

 

Résolution

 

Partie A

 

Question 1.

 

On a facilement :

 

 

 

Question 2.

 

Nous menons un raisonnement par récurrence pour établir : .

 

Initialisation.

 

On a : .

La propriété est vraie au rang 0.

 

Hérédité.

 

Soit n un entier naturel quelconque fixé.

Supposons que la propriété soit vraie au rang n. On suppose donc : .

 

On a alors :  et on en déduit immédiatement : .

La propriété est donc héréditaire.

 

Conclusion.

 

La propriété est vraie pour tout n entier naturel.

 

La suite  est minorée par 0.

 

 

Question 3.

 

Nous menons un raisonnement par récurrence pour établir : .

 

Initialisation.

 

On a : . D’où : .

La propriété est vraie au rang 0.

 

Hérédité.

 

Soit n un entier naturel quelconque fixé.

Supposons que la propriété soit vraie au rang n. On suppose donc : .

 

On a alors :  et on en déduit immédiatement : .

La propriété est donc héréditaire.

 

Conclusion.

 

La propriété est vraie pour tout n entier naturel.

 

La suite  est majorée par 6.

 

 

Question 4.

 

Pour tout entier naturel n, on a :

 

 

Comme , on a donc : .

D’où :

 

 

On a d’abord (question 2) : . D’où : .

Par ailleurs (question 3) : . D’où : .

En définitive, on a : , soit : .

Comme , il vient finalement : .

Le résultat est ainsi établi.

 

La suite  est croissante.

 

 

Question 5.

 

La suite  étant croissante (question 4) et majorée (question 3), elle est convergente.

Notons L sa limite.

Comme  est minorée par 0 et majorée par 6, on a finalement :

 

 

On en déduit immédiatement : .

 

On a aussi : , d’où : .

On a : . La fonction carrée étant continue sur , il vient alors :

 

 

Par ailleurs : .

 

On a donc finalement :

 

 

On a vu plus haut (question 4) que l’équation  admettait  et 6 comme racines. Comme on a , 6 est la seule valeur acceptable. Finalement :

 

 

 

 

Remarque : historiquement, on se plaisait à écrire :

 

 

 

Question 6.

 

Pour tout n entier naturel, on a :

 

 

Par ailleurs, comme  et comme  est croissante, on a : .

On en tire alors :  puis  et enfin : .

On a donc :

 

 

Le résultat est ainsi établi.

 

 

 

 

Question 7.

 

Nous allons établir ce résultat par récurrence.

 

Initialisation.

 

On a bien sûr : .

La propriété est donc vraie au rang 0.

 

Hérédité.

 

Soit maintenant n un entier naturel quelconque fixé. On suppose que la propriété est vraie au rang n, c'est-à-dire : .

En utilisant le résultat de la question précédente, on a alors :

 

 

La propriété est donc vraie au rang . Elle est héréditaire.

 

Conclusion.

 

La propriété est vraie pour tout entier naturel n.

 

 

 

 

Question 8.

 

On veut . En utilisant le résultat de la question précédente, cette inégalité sera vérifiée si on a : .

On a :

 

 

Or, on a : . On choisit donc .

 

Pour , on a : .