Etudier la convergence de la suite de fonctions définie par :
On a tout intérêt, en guise de préambule, à mettre en
évidence quelques caractéristiques particulières des fonctions .
L’étude de la convergence simple ne pose pas de difficulté
particulière. Pour ce qui est de la convergence uniforme, on doit calculer et étudier sa limite en
.
Notons, dans un premier temps, que pour tout entier naturel n,
la fonction est définie sur
.
En effet, les exposants des fonctions et
sont impairs. Elle sont donc strictement
croissantes sur
.
Par ailleurs, on a :
.
On en déduit :
Le dénominateur de la fonction est donc strictement positif pour toute valeur
du réel x (remarque : il en va de même pour le numérateur).
On a par ailleurs, pour tout x réel :
Pour tout entier naturel n, la fonction est impaire.
On va donc pouvoir restreindre l’étude des fonctions à
.
On peut cependant poursuivre. Pour tout x réel strictement positif, on a :
Nous allons ainsi pouvoir étudier la convergence simple de
la suite sur l’intervalle
.
Les fonctions étant impaires, on a :
.
D’où : .
Par ailleurs : .
D’où : .
Soit maintenant x un réel strictement compris entre 0 et 1.
Pour tout entier naturel n, on a :
Comme on a ,
il vient
et
et, finalement :
Pour ,
on a
et en tenant compte de
,
on a :
De façon analogue, on obtient :
Finalement :
La
suite converge simplement vers la fonction f
définie par :
Les fonctions sont continues sur
en tant que fonctions rationnelles.
Si la suite convergeait uniformément vers f sur
,
cette fonction serait continue.
On en déduit que la suite ne peut converger uniformément sur un
intervalle de
contenant 0.
Considérons alors un compact de ne contenant pas 0, c’est à dire un intervalle
fermé
avec, pour fixer les idées,
.
On a s’intéresse à : .
On a :
On peut facilement montrer que pour tout entier naturel n,
la fonction est strictement croissante sur
(vérifier que
).
On a par ailleurs : .
On peut alors écrire : .
D’où : .
Soit .
L’un des deux réels a et b est différent de 1.
Or, pour tout x strictement positif différent de 1, on a, en factorisant :
D’où : où
ou b.
Mais : .
Donc :
.
Finalement :
On en déduit que la suite converge uniformément sur
.
On raisonne de la même façon pour et la conclusion demeure.
La suite de fonctions définie par :
· Converge simplement vers la fonction f définie par :
·
Converge uniformément vers
la fonction f sur tout intervalle de
ou
.