Soit .
Diagonaliser A.
On peut raisonnablement se lancer le calcul du polynôme caractéristique et en chercher les racines. Pour autant, la cyclicité des éléments de la matrice conduit, si on revient à la définition de la valeur propre, à un système qui permet rapidement de calculer une première valeur propre … Nous développons ces deux approches.
En développant, par exemple, suivant la première colonne, on obtient :
Il vient alors :
Le polynôme caractéristique possédant trois racines distinctes et l’espace vectoriel considéré étant de dimension 3, on en conclut immédiatement que la matrice A est diagonalisable.
Déterminons les espaces propres associés aux valeurs propres
6, et
.
Détermination de
.
Soit un vecteur propre associé à la valeur propre
6.
On doit résoudre :
Soit :
On constate rapidement que la première ligne est, au signe près, obtenue en additionnant les deux autres lignes du système. On a donc :
La deuxième ligne donne : .
En remplaçant dans la première ligne il vient alors : ,
soit :
.
Finalement : .
Il vient alors : .
En définitive :
Détermination de
.
Soit un vecteur propre associé à la valeur propre
.
On doit résoudre :
Soit :
La troisième ligne donne : .
La première ligne se récrit alors :
,
soit :
.
Alors : .
Puis : .
On constate alors que la deuxième égalité est vérifiée :
En définitive :
Détermination de
.
On procède comme précédemment : soit un vecteur propre associé à la valeur propre
.
On doit résoudre :
Soit :
La troisième ligne donne : .
La première ligne se récrit alors :
,
soit :
.
Alors : .
Puis : .
On constate alors que la deuxième égalité est vérifiée :
En définitive :
Finalement, la matrice A est diagonalisable et il vient, en notant D la matrice diagonale associée et P la matrice de passage obtenue à l’aide des vecteurs de base des espaces propres obtenus ci-dessus :
et
Soit un vecteur propre associé à la valeur propre
.
On doit résoudre :
En additionnant ces trois égalités membre à membre, on obtient :
On a deux possibilités :
Le système se récrit alors :
Soit :
La troisième ligne est, au signe près, la somme des deux premières. On a donc :
Le système formé des deux
premières lignes admet une infinité de solutions si, et seulement si, son
déterminant est nul. C'est-à-dire : ,
soit :
.
On retrouve ainsi les deux autres valeurs propres …
La
matrice est diagonalisable et :
et