Soit E un espace vectoriel de dimension finie
et f un endomorphisme de E. on suppose que l’on a : .
Montrer l’équivalence :
On démontre chaque sens de l’équivalence. L’exercice fait appel aux connaissances de base relatives à la diagonalisation.
On suppose donc ici :
Notons n la dimension de E. Comme ,
le théorème du rang nous donne :
.
Supposons alors que l’endomorphisme f admette une
valeur propre non nulle .
Par définition, il existe un vecteur propre a non nul
associé à :
.
Le vecteur appartient à
qui est inclus dans
par hypothèse.
On a donc : ,
soit :
.
Comme
est non nulle, on en tire
,
c'est-à-dire
.
En d’autres termes, a est vecteur propre associé à la valeur propre 0,
ce qui est absurde puisque deux espaces propres associés à des valeurs propres
distinctes admettent comme intersection le vecteur nul.
Finalement, l’endomorphisme f admet comme seule valeur propre 0.
Comme ,
on en déduit finalement que f n’est pas diagonalisable.
Remarque : l’hypothèse n’est pas utilisée à proprement parler. On a
seulement besoin ici de
et
pour pouvoir conclure …
Comme ,
il existe un vecteur a non nul tel que :
.
Pour établir ,
il suffit de montrer que
.
Supposons alors : .
Comme appartient à
et
,
il existe un scalaire
non nul tel que :
.
En d’autres termes,
est valeur propre de f de vecteur
propre associé a.
On en déduit : .
Finalement, f admet deux valeurs propres, 0 et avec
et
.
L’endomorphisme f est ainsi diagonalisable, ce qui est absurde.
Finalement, on a bien ,
d’où :
.