Soit telle que
.
Montrer que le rang de A est pair.
Polynôme annulateur, polynôme minimal, théorème de décomposition des noyaux sont les principaux ingrédients d’un exercice d’un type assez classique mais qui reste un peu délicat.
Notons E le espace vectoriel considéré.
On peut, dans un premier temps, traiter rapidement le cas .
Dans ce cas, le rang de A est nul. Il est bien pair.
Supposons donc à partir de maintenant : .
Soit P le polynôme de défini par :
.
Par hypothèse, il s’agit d’un polynôme annulateur de A. On a :
.
Les polynômes Q et R définis par : et
sont premiers entre eux.
Notons l’endomorphisme de matrice A dans une
base de E. Le théorème de décomposition des noyaux nous permet
d’écrire :
On a immédiatement, d’après le théorème du rang : .
On peut donc indifféremment raisonner sur
ou sur
.
Notons .
Le polynôme R est un polynôme annulateur de la
restriction de
à F et c’est même son polynôme minimal
puisqu’il est unitaire et irréductible (on travaille ici sur un
espace vectoriel).
Supposons que soit de dimension impaire. Alors le polynôme
caractéristique de
est de degré impair (c’est la dimension de
). Il admet donc une racine réelle
qui est également racine de son polynôme
minimal R. Or celui-ci n’admet pas de racine réelle. On en tire donc que
la dimension de
est paire.
Finalement, le rang de est pair.
Le rang de A est pair.
Remarque : on a certes ,
mais pour tout vecteur
de
,
on a :
.
D’où : ,
puis, ces sous-espaces ayant la même dimension :
O montrera de façon analogue :