Soit E un espace euclidien .
On note
la norme euclidienne associée.
Soit f et g deux endomorphismes de E vérifiant :
1. Montrer que l’on a l’équivalence :
2. Montrer que .
3. Soit y
un vecteur de .
Montrer que pour tout vecteur x de
,
ne dépend que de y.
4. D’après le
résultat précédent, on peut poser, pour y :
Montrer
que l’on définit ainsi une application h linéaire de dans
et qu’il s’agit d’une isométrie.
Un exercice où des considérations linéaires et euclidiennes se mélangent allègrement !
La condition est très forte et permet d’induire des
résultats intéressants sur les noyaux (question 2.) et les images (questions 3.
et 4.) des endomorphismes f et g.
On suppose donc ici : .
Pour tout vecteur x de E, on a alors :
On en déduit : .
On suppose maintenant que l’on a : .
Posons : .
Les endomorphismes et
sont clairement autoadjoints. Il en va donc de
même pour l’endomorphisme
:
.
Par ailleurs, on a :
Soit alors x et deux vecteurs quelconques de E.
D’après l’égalité que nous venons d’obtenir, on a : .
Or :
On en déduit alors : ,
soit :
.
On a obtenu : et
.
On en déduit :
,
c'est-à-dire :
Le résultat est ainsi établi.
De la double implication, on tire l’équivalence demandée.
On a :
D’où : .
Soit y un vecteur de .
Soit alors x et deux vecteurs de
.
On a donc :
.
Il vient :
On en déduit ainsi tous les
vecteurs de admettent par g la même image qui ne
dépend que de y et que l’on peut écrire :
:
D’après la question précédente, h définit bien une
application de dans
.
Montrons, dans un premier temps, que h est linéaire.
Soit y et dans
et soit
et
deux réels. On s’intéresse à
.
Soit x et respectivement dans
et dans
.
On a et
.
Donc ,
soit :
.
On a alors : .
L’application h est bien linéaire et il nous reste désormais à montrer qu’il s’agit d’une isométrie.
Soit y un vecteur de et soit x dans
.
On a : .
Le résultat est ainsi établi.