Soit la fonction f
définie sur par :
Montrer que la fonction f
admet le point comme unique point critique et en déterminer
la nature.
La fonction f est de classe sur
.
On vérifie, grâce aux dérivées partielles du premier ordre que le point fourni
est effectivement un point critique et on établit ensuite que c’est le seul.
Pour en déterminer la nature, nous utilisons classiquement les dérivées
partielles du 2ème ordre.
On a facilement :
Et
Il vient alors :
et
Le point est bien un point critique.
On a :
La seconde égalité entraîne d’abord la non nullité de x.
Plus précisément, si cette seconde équation admet un couple solution ,
on a nécessairement :
(sans quoi, la quantité
est strictement positive).
On tire alors de cette seconde équation : et la première équation se récrit :
.
Soit :
.
Ce qui équivaut, l’exponentielle ne pouvant être nulle, à :
.
La seconde équation donne donc enfin : .
On a vérifié que cette équation admettait comme solution. Pour établir qu’il n’y en a
pas d’autre, nous allons étudier la fonction
définie sur
par :
On a : .
Pour tout x réel non nul, et à fortiori strictement
négatif, on a : .
Pour tout x réel strictement négatif, on a : .
On en déduit finalement : pour tout x réel
strictement négatif, .
La fonction est donc strictement croissante sur
.
On a : ,
d’où :
.
Par ailleurs : .
Finalement : .
On a : ,
d’où :
.
Par ailleurs : .
Finalement : .
La fonction définie donc une bijection de
dans
.
On en déduit qu’il existe un unique réel strictement négatif
tel que
.
Comme
,
on a immédiatement
.
L’équation admet bien une unique solution : -1.
La relation nous donne alors immédiatement :
.
Finalement :
La
fonction f admet donc comme unique point critique.
En utilisant les notations de Monge, on a :
Il vient donc :
En :
.
Comme ,
on en déduit immédiatement que
est un point col.
La fonction f
définie sur par :
admet un point col en .
A titre de complément, nous fournissons ci-dessous une
représentation graphique de la surface d’équation pour x et y variant dans
l’intervalle
.
