Pour tout entier naturel n non nul, on pose :
1. Etablir l’existence de ;
2. Montrer que l’on a : ;
3. Exprimer, pour tout entier naturel n
non nul, en fonction de n.
La convergence des intégrales doit être établie en 0 à droite où le logarithme népérien admet une limite infinie. Ensuite les questions 2 et 3 se traitent à l’aide d’intégrations par parties qui permettent de s’affranchir du logarithme népérien, l’obtention des valeurs des intégrales ne nécessitant que la connaissance d’une limite classique.
1. Posons, pour tout entier naturel n non nul :
La fonction est définie pour tout t de
et on a :
La borne « »
ne pose donc pas de problème.
Par ailleurs, on a : .
Enfin : .
Pour tout entier naturel n non
nul, la fonction garde ainsi un signe constant sur l’intervalle
(elle y est strictement négative).
Or, on a au voisinage de 0 à
droite : .
On en déduit, en tenant compte de
:
.
Les intégrales
et
sont donc de même nature.
Or l’intégrale converge (pour rappel : pour tout a
dans
,
on a :
qui tend vers
quand a tend vers 0 par valeurs
strictement positives). On en déduit finalement la convergence de
.
converge.
2. Soit n un entier naturel non nul et soit a dans .
Considérons alors : .
On a immédiatement :
Nous pouvons procéder à une intégration par parties :
On a :
Il vient donc :
Il vient alors :
On doit donc déterminer : .
On a immédiatement : .
Par ailleurs : .
D’où : .
Finalement : .
Or, les deux intégrales considérées étant définies :
Il vient, en définitive : .
3. De la question précédente, on tire, par une récurrence immédiate :
.
Il nous faut donc calculer
ici : .
Nous procédons de façon similaire
à ce qui a été fait à la question précédente en considérant pour a dans :
et en effectuant une intégration par
parties :
On a immédiatement : et
.
Par ailleurs : (cf. la question 2.).
Il vient donc : .
On a donc : ,
soit, finalement :
Pour
tout entier naturel n non nul l’intégrale converge et vaut
.