Soit f une application d’un ensemble E dans lui-même.

 

On note  et, pour tout entier naturel n non nul :

 

 

 

Pour toute partie A de E on pose alors :  et .

 

Montrer que B est la plus petite partie stable par f contenant A.

 

 

 

 

Analyse

 

Le fait que B contienne A ne pose pas de difficulté particulière …  

On montre ensuite que la partie B est stable par f, c'est-à-dire : .

On peut alors achever la démonstration en se donnant une partie contenant A et stable par f et en montrant qu’elle contient nécessairement la partie B.

 

 

 

Résolution

 

La partie  contient la partie .

 

On a bien :  

 

 

Soit maintenant un élément x de B.

Comme , il existe un entier naturel N tel que .

On en déduit qu’il existe un élément y de A tel que : .

Il vient alors : .

 

On a ainsi établi : . Soit : . La partie B est bien stable par f.

 

Remarque : on pouvait également procéder comme suit.

 

 

 

On retrouve ainsi le résultat obtenu précédemment.

 

Nous supposons maintenant qu’il existe une partie  stable par f et contenant A.

Nous allons montrer que l’on a : .

 

On a d’abord, par hypothèse : .

 

Supposons alors que l’on ait, pour un entier naturel n quelconque fixé : .

On en tire alors : .

Mais : .

Par ailleurs :  par hypothèse sur .

On a donc : .

 

La conclusion générale de notre raisonnement par récurrence est : .

On en déduit alors immédiatement : . C'est-à-dire : .

 

La partie B est bien la plus petite partie de E contenant A et stable par f.

 

 

 

Résultat final

 

 

Si f, est une application d’une ensemble E dans lui-même et si A est une partie de E, alors la plus petite partie de E contenant A et stable par f est la partie B définie par :