Soit f une application d’un ensemble E dans un ensemble F.
1. Soit B une partie de F.
Montrer que l’on a :
![]()
2. Montrer que l’on a :
f surjective
pour toute
partie B de F, ![]()
Un exercice de base très (vraiment très !) classique pour deux résultats à connaître autour de la notion d’image réciproque.
Dans un premier temps, supposons que B soit vide.
Dans ce cas, on a immédiatement :
, puis :
.
On a bien
(en l’occurrence, il s’agit
ici d’une égalité).
Supposons désormais que B soit non vide.
Soit alors x un élément
de
.
Par définition de l’image réciproque, on a :
.
Ainsi, on a :
. Soit :
.
On a bien :
![]()
Nous établissons deux implications.
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Supposons donc f surjective.
Soit B une partie F.
Si B est vide, on a vu, à la question précédente que l’on a avait l’égalité cherchée (que l’application f soit, ou non, surjective).
On peut donc supposer ici que B est non vide.
Nous allons montrer que l’on a :
.
Soit donc y un élément de B (un tel élément existe puisque B est non vide).
L’application f
étant surjective, il existe un élément x
de E tel que
.
Par définition de l’image réciproque, x appartient à
. Et comme
, on a bien sûr :
, c'est-à-dire
.
On a donc :
. Soit :
.
En tenant compte de l’inclusion obtenue à la question
précédente, il vient :
.
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On suppose donc que l’on a maintenant :
.
On peut être très efficace en considérant :
.
L’égalité ci-dessus se récrit alors :
, soit :
. Egalité qui traduit la surjectivité de f.
On peut aussi procéder plus … classiquement en considérant un élément y de F.
Soit alors
.
Par hypothèse, on a :
.
On en déduit ainsi que
est non vide, c'est-à-dire
qu’il existe un élément x de E tel
que
.
Le raisonnement étant valable pour un élément y quelconque de F, la surjectivité de f en découle.
f surjective ![]()