Soit E un -
espace vectoriel et f et g deux endomorphismes de E tels que
et
.
Montrer que :
1. ;
2. .
On peut procéder par double inclusion.
Commençons par établir : .
Soit donc x un élément de cette intersection.
Comme x appartient à ,
on a, par définition :
.
Comme x appartient à ,
on peut affirmer qu’il existe un vecteur t tel que :
.
On déduit de ce qui précède : .
Il vient alors : .
Mais nous avons, par hypothèse : .
On en tire :
.
Le vecteur x est donc le vecteur nul et on a
bien : .
Il convient maintenant d’établir : .
Soit x un vecteur de E. Admettons qu’on puisse
l’écrire : avec
et
.
On aurait alors : .
Comme ,
il existerait un vecteur t tel que :
.
On aurait alors :
En composant par g et tenant compte de :
Le vecteur est bien un vecteur de
et l’égalité :
donne alors :
Ce vecteur appartient-il à ?
On a, en tenant compte de :
Le vecteur appartient bien à
.
Finalement, pour tout vecteur x de E, on peut écrire :
Avec : et
.
On en déduit que E est somme de et
:
.
Des deux résultats précédents, on tire :
On a immédiatement l’inclusion : .
Soit maintenant y un élément de .
Par définition, il existe un vecteur x tel que :
.
En tenant compte de ,
il vient :
Or, on a : .
Donc :
.
Ainsi, tout vecteur de appartient à
.
On a bien la deuxième inclusion : .
Des deux inclusions, on tire l’égalité :
Remarque : les endomorphismes f et g jouant ici des rôles symétriques, on a également :
et
Pour
tous endomorphismes f et g d’un -espace
vectoriel E tels que
et
,
on a :
et