Soit E, F et G trois - espaces vectoriels et f et g deux éléments de  et  respectivement.

 

1.    Montrer que  et  ;

2.    Déduire de la question précédente une condition nécessaire et suffisante pour que l’application  soit injective (respectivement surjective).

3.    Montrer que  est un isomorphisme de E dans G si, et seulement si, f est injective, g est surjective et  et  sont deux sous-espaces vectoriels supplémentaires de F.

 

 

 

 

Analyse

 

Des résultats classiques et généraux faisant appel à la notion d’image réciproque et nécessitant quelques résultats sur l’image directe par une application linéaire. Le cœur de l’exercice se situe au niveau de la deuxième question, la première étant préparatoire et la dernière en découlant directement.

 

 

Résolution

 

Question 1.

 

Pour ce qui est de la première égalité, on peut procéder par équivalence :

 

 

 

D’où l’égalité cherchée.

 

La deuxième égalité découle immédiatement de la définition de l’image d’une application linéaire. On peut aussi écrire :

 

 

 

 

Question 2.

 

L’application linéaire  est injective si, et seulement si, le seul élément de son noyau est le vecteur nul de E. D’après la question précédente, on a donc :

 

 

 

Or, on a classiquement : .

Donc : .

 

Mais on a également l’égalité : .

Donc : .

 

On a ainsi établi :

 

 

 

Réciproquement, si f est injective et si  alors , soit  et on en déduit d’après l’équivalence ci-dessus :  injective.

 

En définitive :

 

 

 

 

On constate, en particulier, que si f et g sont toutes deux injectives, les deux conditions sont vérifiées (  ) et la composée  est injective.

 

 

L’application linéaire  est surjective si, et seulement si, on a : . D’après la question précédente : .

 

On a : . Donc : .

 

On a donc : .

 

Or, on a classiquement : , soit, en tenant compte de  : .

 

En définitive :

 

 

 

On constate, en particulier, que si f et g sont toutes deux surjectives, les deux conditions sont vérifiées (  ) et la composée  est surjective.

 

 

Question 3.

 

D’après la question précédente, on a :

 

 

 

Or, on a :

 

 

 

D’où le résultat cherché.

 

 

 

On constate, en particulier, que ces conditions sont vérifiées lorsque f et g sont des isomorphismes.