Résoudre : (E)
Généraliser.
On dispose de formules simples permettant d’exprimer et
en fonction de
.
Pour autant, une telle approche conduit in fine à une équation du troisième
degré délicate et ne présentant pas de racine simple.
Il est nettement préférable ici de revenir à la définition
complexe de la fonction cosinus et de transformer ainsi le produit en une somme.
On part donc de : ,
et
.
Il vient alors :
Le terme de gauche a ainsi été transformé en une somme de cosinus dont les arguments suivent une progression arithmétique.
On peut d’ailleurs montrer que l’on a, plus
généralement : .
Pour a et h réels avec ,
on dispose de la formule générale suivante :
En l’utilisant avec : ,
on obtient :
(1)
On doit faire ici deux remarques :
A partir de maintenant, on va
donc chercher les solutions de (E) qui ne sont pas de la forme et utiliser le résultat intermédiaire
précédent.
Pour ,
on a, en effet :
Le « défaut » de cette approche apparaît dans le cas plus général d’un produit quelconque de cosinus (voir plus loin).
Nous transformons L’égalité (1) en utilisant :
Il vient alors :
L’équation (E) se récrit finalement :
Cette dernier inégalité peut être rendue équivalente
à : pour peu que nous réintégrions les valeurs de x
de la forme
.
C’est ce que nous faisons.
Soit donc à résoudre : .
Si x est solution alors est également solution (périodicité du sinus).
On peut donc se contenter de rechercher les solutions sur l’intervalle
.
De façon analogue, si x est solution alors est également solution puisque
.
On peut donc encore restreindre l’intervalle de recherche en ne considérant que
.
Sur ,
la fonction sinus prend des valeurs positives.
En revanche, on aura :
Les valeurs de k telles que sont : 0, 1, 2 et 3 qui fournissent les
intervalles suivants :
,
,
et
.
Au regard des remarques faites précédemment, on en déduit
que les intervalles solutions sont, pour :
,
,
,
,
,
,
et
En translatant ensuite chacun de ces intervalles de (
) et en notant que :
on obtient finalement :
Nous reprenons l’inégalité initiale : .
Cette fois, nous allons exprimer les cosinus multiples en
fonction de :
et
En posant alors ,
l’inégalité se récrit :
Considérons alors le polynôme factorisé : et la fonction polynôme associée :
.
Comme ,
seules ses variations sur
sont à prendre en compte.
Les trois valeurs annulant P (0, et
) appartiennent à cet intervalle et on trouve
aisément que
et
.
Sur l’intervalle ,
on a
et le maximum est obtenu pour
.
On trouve alors : .
On en tire alors : .
Sur l’intervalle ,
on a
.
Sur l’intervalle ,
on a
et la fonction polynôme P y est
strictement croissante. Or
et
.
Donc :
.
Nous allons voir comment les intervalles obtenu précédemment
vont nous permettre de déterminer facilement les trois réels ,
et
.
On considère donc les intervalles : ,
et
(ils suffisent du fait de la parité du
cosinus).
Pour ,
on a
et donc :
.
Pour ,
on a
et donc :
.
Pour ,
on a
et donc :
.
Mais en tenant compte de
,
la dernière inégalité se récrit :
.
Elle est donc identique à celle, obtenue pour l’intervalle
.
En d’autres termes, nous disposons des deux inégalités :
et
Elles nous fournissent directement les valeurs cherchées de ,
et
:
,
et
A titre indicatif, nous en fournissons les valeurs numériques approchées :
,
et
On part cette fois de l’équation suivante :
(E)
En procédant comme ci-dessus, on la récrit comme suit :
On utilise alors, pour ,
l’égalité ci-dessous avec
:
On a donc :
L’équation à résoudre se récrit alors : .
Soit, finalement, en réintégrant les valeurs de x de
la forme :
Du fait du facteur impair de x dans le premier sinus, la discussion est identique à ce qui a été fait plus haut et on a finalement :
L’ensemble des solutions de l’équation
est l’ensemble :
Plus généralement, l’ensemble des solutions de l’équation
est l’ensemble