On considère une
fonction f continue et définie sur .
1.
On suppose qu’il existe un réel
a tel que : .
Montrer que f admet un point fixe.
2. Plus généralement, on suppose qu’il existe un entier naturel n supérieur ou égal à 3 et un réel a tel que :
Montrer que f admet un point fixe.
Montrer que la
fonction f admet un point fixe, c’est montrer que la fonction continue s’annule … L’essentiel de l’information se
situant au niveau du point a, on peut « naturellement »
s’intéresser à quelques valeurs prises par cette fonction pour des choix
judicieux de x.
1.
On
considère donc : et on a alors :
Et,
en tenant compte de l’hypothèse :
et
sont donc opposés.
On doit alors distinguer deux situations :
·
On
a donc et a est un point fixe de f.
·
Etant
opposés, ces deux nombres sont de signes contraires. La fonction g étant
continue, on en déduit, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, qu’elle
s’annule pour un réel b compris entre a et ,
c'est-à-dire sur l’intervalle
.
La fonction f admet un point fixe dans l’intervalle
2. Nous procédons comme précédemment mais introduisons d’abord la notation :
avec
On
a alors, pour tout entier naturel k dans :
Soit :
En sommant membre à membre, on obtient alors :
Cette somme étant nulle, nous distinguons deux situations :
·
Soit
(ce qui équivaut à ce que tous les termes de
la somme soient nuls) et le réel a est un point fixe de f ;
·
Soit
:
les termes de la somme ne sont pas tous nuls et il en existe au moins deux de
signes contraires (sans quoi la somme serait strictement positive ou
strictement négative …). Notons qu’on a également :
.
En effet, dans le cas contraire, on aurait
et donc
.
La fonction g étant continue, on déduit de ce qui précède, d’après le
théorème des valeurs intermédiaires, qu’elle s’annule pour un réel b
appartenant à l’intervalle
.
La fonction f admet un point fixe dans l’intervalle